Cinéma.
Un palmarès à la gloire des
femmes au festival de San Sebastián
COURRIER INTERNATIONAL - PARIS Publié
le 26/09/2021
De gauche à droite : Flora Ofelia, Tea
Linderburg, Jessica Chastain, Adrian Paduretu et Alina Grigore, lauréates du
festival de San Sebastián, le 25 septembre 2021.
Javi Julio / ANADOLU AGENCY / Anadolu
Agency via AFP
Jamais deux sans trois.
Après Cannes et Venise, le festival de cinéma de San Sebastián a décerné samedi
sa plus haute récompense à une réalisatrice, la Roumaine Alina Grigore,
couronnement d’un palmarès où les femmes brillent comme jamais.
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“Les
festivals de cinéma ont changé. Ou commencent à le faire”, observe El
Mundo. En juillet, le festival de Cannes décernait sa Palme d’Or à
Julia Ducourneau, deuxième femme de l’histoire de la manifestation à recevoir
la récompense suprême. Deux mois plus tard, le festival de Venise remettait son
Lion d’Or à Audrey Diwan – la sixième femme distinguée en 78 éditions.
Samedi, c’était au tour du festival de San Sebastián
d’attribuer – pour la deuxième année consécutive – sa Coquille d’Or à une
femme, la Roumaine Alina Grigore, pour son film “Blue Moon”. Cette
dernière devient la cinquième femme à remporter le plus prestigieux trophée
du festival.
Avec son film décrivant la descente aux enfers d’une
jeune fille essayant désespérément d’échapper à la brutalité d’une famille ô
combien dysfonctionnelle, “Alina Grigore impose sa radicalité, dans un
palmarès dédié à la dissidence, au changement, et surtout à la femme, et qui
annonce un point de non-retour dans le panorama des festivals de cinéma”,
écrit El Mundo.
De fait, l’ensemble du palmarès témoigne
d’une “écrasante présence féminine”, se félicite El
País. Le Prix spécial du Jury est allé à la Française Lucile
Hadzihalilovic pour “Earwig”, la meilleure réalisation à la Danoise Tea
Lindeburg, pour “As in Heaven”, et la meilleure interprétation – mixte, pour la
première année à San Sebastián – à Flora Ofelia Hofmann Lindahl (“As in
Heaven”) et Jessica Chastain (“Dans les yeux de Tammy Faye”).
Le jury était présidé par la réalisatrice
géorgienne Dea Kouloumbegachvili, qui avait remporté la Coquille d’Or l’an
dernier avec “Beginning”. Et gare à ceux qui voudraient y voir une explication
de ce palmarès exceptionnellement féminin : “Personne n’a jamais
contesté les décisions de jurys masculins récompensant des hommes”,
rappelle El Mundo. “Les temps changent”.
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